10 avril 2011 | Lettres Info, Nos Lettres Info

Lettre Info CPJPO du 10 avril 2011

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AGENDA

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Vendredi 15 avril 2011 à 20h00 à Villerupt – Au Cinéma le RIO – 6 Rue Georges Clemenceau – Conférence-débat « Retour de mission en Palestine »

Organisateurs : La Ville de Villerupt, en partenariat avec l’Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud & Thionville

Conférence animée par MM. Thomas GUYON, Thomas FERRO et Mlle Amina BOUSARGHIN, Professeurs des Ecoles

Entrée libre

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ACTUALITE LUXEMBOURG

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Participation luxembourgeoise à la Flottille pour Gaza 2011

Une nouvelle flottille internationale se prépare pour le mois de mai. Il s’agit de briser symboliquement un blocus illégal qui s’éternise et qui  enferme une population de 1,5 millions d’habitants dans une prison à ciel ouvert. Il s’agit d’aller à la rencontre de celles et ceux qui sont opprimés et déshumanisés.

Le Luxembourg sera  probablement représenté par un ou plusieurs membres du CPJPO et ceci à travers le bateau Belgium to Gaza. Les éventuels volontaires sont priés de nous contacter rapidement.

Plus d’informations sur le bateau en partance de Belgique : >>>>

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ACTUALITE PROCHE-ORIENT

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L’assassinat de Juliano Mer-Khamis, artiste et activiste

Juliano Mer-Khamis,  directeur d’un théâtre pour jeunes palestiniens – le Jenin Freedom Theatre- , a été assassiné dans le camp de réfugiés de Djénine par des hommes masqués. Juliano avait été à plusieurs reprises au Luxembourg et le CPJPO est profondément choqué par la mort de ce résistant israélo-palestinien.

Sur le site du CPJPO vous trouverez un dossier sur Juliano Mer-Khamis , incluant un communiqué du CPJPO, des articles et des vidéos: >>>>

FAZ-Anzeige am 08.04.2011: „Wir trauern um unseren Kollegen, Partner und Freund Juliano Mer Khamis, der mit der Sprache der Dichtung einen Weg in die Freiheit ebnen wollte. Als Sohn einer israelischen Jüdin und eines Palästinensers trug er die Grenze in sich und überschritt sie Tag für Tag, Stunde für Stunde, Herzschlag um Herzschlag.“

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A Jérusalem-Est la judaïsation continue

Lors de la conférence du 31 mars à Luxembourg devant 110 auditeurs,  Dominique Vidal, Muna Mousa Hasan et Sharihan Hannoun en ont témoigné : le harcèlement des colons juifs armés  et protégés par des hommes en armes contre les habitants de Silwan et Sheikh Jarrah (quartiers de Jérusalem-Est) continue de plus belle. Dans les journaux luxembourgeois, plusieurs articles  reviennent  sur cette épuration ethnique rampante : Le Jeudi, Luxemburger Wort, Lëtzebuerger Land et Tageblatt.

A voir sur notre site : Différents articles et le texte de la conférence de Dominique Vidal : >>>>

Selon les chiffres donnés par l’UNRWA, 76 maisons ont été détruites en Cisjordanie en mars, contre 70 en février et 29 en janvier ; durant ces mois, le nombre de personnes jetées à la rue a été de 158, dont 64 enfants (contre 105 en février et 70 en janvier)

Présence militaire et harcèlement continus dans le quartier Silwan / Jérusalem Est: >>>>

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La reculade du juge Goldstone

Dans une tribune publiée samedi par le Washington Post, Goldstone se rétracte et suggère dorénavant qu’Israël n’a pas tué des civils intentionnellement. Il est certain que les pressions et les calomnies à l’encontre du juge sud-africain ont été énormes depuis la publication de son rapport de 575 pages. Mais la question de l’intentionnalité du massacre est plutôt vaine à l’égard du déluge de feu lancé contre un territoire qui compte parmi les plus peuplés du monde. Même si le gouvernement israélien jubile après la rétractation du juge, les faits décrits minutieusement dans ce rapport, restent valides et sont confirmés par d’autres, comme p.ex. les rapports d’Amnesty International ou de Human Rights Watch.

  • Goldstone, la justice et la « recherche de la Palestine » , par Alain Gresh: >>>>
  • La campagne menée par Israël pour se soustraire à l’obligation de répondre des crimes de guerre commis à Gaza doit être rejetée / Déclaration publique d’Amnesty International: >>>>
  • Member of UN Fact Finding mission on Gaza Conflict Hina Jilani insists report stands unchanged: >>>>
  • Goldstone’s shameful U-turn, par Ilan Pappe: >>>>
  • traduit en allemand: >>>>

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Et pendant ce temps on continue à mourir à Gaza:

Début avril, en deux jours, sous les bombardements des forces de l’occupation israélienne, plus de 24 palestiniens de Gaza sont morts, et plus de 150 ont été blessés, en majorité des civils. Depuis la fin de la dernière agression israélienne en janvier 2009, ce sont les attaques les plus meurtrières: >>>>

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A  LIRE

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  • Pour la Libération des prisonniers politiques palestiniens ! >>>>
  • Semaine de solidarité en Palestine du 8 au 16 juillet : Alors qu’un élan vers la liberté balaye les pays arabes, la résistance populaire palestinienne appelle les citoyens du monde engagés pour la paix et pour les droits humains à les rejoindre en Palestine: Große internationale Solidaritätswoche in Palästina vom 8. bis 16. Juli 2011: >>>> …..Et en français : >>>>
  • Israël lance une chasse aux sorcières contre les enseignants et les élèves palestiniens qui ont célébré le Jour de la Terre: par Alternative Information Center: >>>>
  • Histoire de la Palestine entre 1917 et 1947, par Gilles Devers: >>>>
  • Projection de Gaza-Strophe : Le cinéma St Michel à Paris attaqué: >>>>
  • Alain Ménargues: La Cour de Cassation condamne définitivement RFI pour le licenciement abusif du journaliste Alain Ménargues, Directeur général-adjoint de RFI. Ménargues avait été attaqué pour deux de ses livres, « Les secrets de la guerre du Liban » et « le Mur de Sharon »: >>>>

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Juliano Mer Khamis – Sein letzter Tag

Der Abschied entsprach seinem Leben. Der letzte Weg des Juliano Mer Khamis machte die sichtbaren und unsichtbaren Grenzen zwischen Israelis und Palästinensern schmerzhaft bewusst, doch an jedem Ort, an dem sein Leichnam Station machte, konnten eben diese Grenzen, für einen kurzen Augenblick aufgehoben, ja gesprengt werden.

Es waren bedrückende Momente, als sich am Vormittag Tausende vor dem Al Midan Theatre in der israelischen Hafenstadt Haifa versammelten. Julianos Stadt. Die Menschen strömen hinein ins Dunkle des Bühnenraums, da ist der Sarg aufgebahrt, dann hinaus. Geblendet von der Frühlingssonne bilden sie Menschentrauben. Es sind israelische Palästinenser – manche nennen sie israelische Araber -, jüdische Israelis und mehrere Dutzend Palästinenser aus der Westbank, die eine Sondergenehmigung für den Tag erhalten hatten. Größen der Theater- und Filmbranche, Aktivisten, Nachbarn, die alte Garde der israelischen Kommunisten. Der einzigen Partei, die sich als Heimat beider Völker verstanden hatte und sich dies zum zentralen Slogan machte. In dieser verschlafenen nordisraelischen Stadt gibt es manche Straßen, in denen Juden und Palästinenser selbstverständlicher miteinander leben als anderswo. Und jetzt, eine kurze Momentaufnahme, scheinen diese überschaubaren Koexistenz-Kieze sich auf die zentrale Straße auszubreiten. Da hissen mehrere Aktivistinnen die palästinensische Fahne. Doch die Polizei greift nicht ein und kümmert sich lediglich um den Verkehr, und die Teilnehmer wispern unbeeindruckt weiter auf Hebräisch und auf Arabisch. Immer wieder brechen Menschen in Tränen aus, vor allem die Schauspielschüler und die Mitarbeiter des Freedom Theatre Jenin wissen nicht wohin mit ihrer Trauer, in dieser fremden Stadt ihrer Besatzer, die sie größtenteils zum ersten Mal sehen. Als Jenny, die Witwe kommt, in Schwarz, ihr von blonden Haaren umrahmtes Gesicht kreidebleich, hochschwanger, beherrscht sich kaum noch jemand.

Von Haifa fährt ein Korso nach Jalame, dem berüchtigten Checkpoint nahe Jenin, der Israel von den besetzten Gebieten trennt. Palästinenser aus der Westbank und Gaza erhalten kaum Genehmigungen Israel zu betreten, folglich können viele Wegbegleiter dem Begräbnis nicht beiwohnen. Auf der anderen Seite können jetzt Freunde aus Jenin und der restlichen Westbank um seinen Leichnam trauern. Ein Sonderkorridor wird für den Sarg eröffnet. Es sind israelischen Soldaten und Offiziere, nicht die gewohnten unverschämten Kräfte der privaten Sicherheitsfirmen, die uns empfangen. Mit Respekt. Wir können nicht mit auf die andere Seite, die Sicherheitsprozeduren wären zu umfangreich, wir kämmen nicht rechtzeitig zurück. Zu Hunderten stehen wir am Zaun, schauen auf die andere Seite, auf die Westbank. Das Gefühl der Ohnmacht steigt. Doch als der rote Leichenwagen Juliano und einige Begleiter auf die andere Seite bringt, gibt es stehende Ovationen. Juliano hat diese unüberwindbare Grenze überschritten.

Der rote Leichenwagen kommt zurück, und wir fahren weiter zum Kibbuz Ramot Menashe. Dort ist Arna, Julianos Mutter und Gründerin des Freedom Theatre begraben. Eine Grenzgängerin, Jüdin und Kommunistin, verheiratet mit einem Palästinenser. Da gab es kaum einen Friedhof, der sie aufgenommen hätte. Ein idyllischer Ort, besonders jetzt, während des kurzen Frühlings. Wildmohn, Margariten, Narzissen, sattes Grün der Wiesen wechselt sich ab mit blühendem Mischwald. Hier wird Juliano zu Grabe getragen. Es ist spät am Nachmittag, und die Menschen sind gefasst. Kaum einer bricht noch laut in Tränen aus. Es soll eine richtige Feier sein, keine Trauerfeier, wir sollen klatschen wie nach einem geglückten Theaterabend. Die Reden werden in Arabisch, dann Hebräisch gehalten. Ein jüdischer Aktivist und Holocaustüberlebender spricht, ein palästinensischer Theatermacher, ein israelischer Filmemacher, ein palästinensischer Widerstandskämpfer bzw. Ex-Terrorist. Es klingt selbstverständlich, eine Übersetzung ist irgendwie nicht nötig. Es war ein palästinensisches Ereignis, und es war ein jüdisch-israelisches Ereignis. Und beide Elemente gingen ineinander über, und es war ein Moment selbstverständlichen Zusammenseins. Es wurde Abend, und wir gingen auseinander, jeder an seinen Ort.

Tsafrir Cohen , Coordinator for Palestine & Israel, medico international

Rédaction Lettre Info : CG

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